4000 iles et 5 ou 6 réparations

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Posted by Giom | Posted in Asie du Sud-Est, Laos, Sur la route, Thaïlande | Posted on 05-11-2013

Je suis resté à Vientiane plus longtemps que prévu.
Pour me reposer un peu, j’ai eu un ptit passage à vide et préféré prendre mon temps pour aller mieux.

2 jours plus tard, Malayvanh m’annonce que c’est la grande fête annuelle des courses de bateaux à la rame ! Je ne peux pas rater çà ! Donc je reste encore un peu :) Cette course dure pendant une semaine. Des bateaux d’une dizaine à une vingtaine de mètres de long, avec à bord entre 20 et 40 rameurs concourrent pour le trophée prestigieux de meilleure équipe nationale !
Il y a des équipages de tout le Laos qui viennent spécialement pour cet évènement très suivi par les Laotiens.
Des bateaux “scènes” passent devant le public avec à bord des musiciens et danseurs, dansant lentement comme tout au Laos, doucement.
Il est même étonnant qu’ils organisent une course de vitesse !

Puis me voilà parti en direction du sud, sur la route 13 construite initialement par les Français à l’époque de l’Indochine pour rallier Saigon à la Chine.
Route plate et monotone qui me rend vite blasé. Un pick-up s’arrête ! Joost et David, Hollandais et Allemand respectivement, travaillent ici sur un projet de parc national celui de Hin Nam No à la frontière avec le Vietnam.
Ils sont intéressés par mon aventure alors je leur demande s’ils veulent pas m’avancer de quelques Km, de toute façon c’est toujours le même paysage sur des Km et mon visa commence à se faire court… Comme je l’ai lu sur un blog d’un confrère, “Je suis un voyageur à vélo, pas un cycliste en voyage” Donc pas de honte ou de remord à ne pas tout faire à vélo !
On mange ensemble, ils m’expliquent que ces tours carrées sont des séchoirs à feuille de tabac (on n’est pas loin du Yunnan en Chine qui produit 50% du tabac mondial), quelques histoires à propos du gouvernement et autres anecdotes bien croustillantes !

Puis sur leurs conseils, je pars voir les montagnes à 12km de Thakek en direction du Vietnam. “C’est comme la baie d’Halong sans la mer” me dit David, et en effet c’est le même paysage, et c’est beau !
Je dors dans un centre pour grimpeurs qui escaladent ces massifs abruptes, ça doit être un délice d’escalader ici, mais vraiment pas dans mon budget.
Une nuit dans un temple par ici, une nuit dans une guest-house bon marché par là, me voilà à Saravane sur le plateau de Bolaven !

J’ai donc pédalé une journée complète sur une piste en bon état sour le cagnard pour y arriver.
C’est joli et loin des circuits touristiques ! Ce plateau est connu pour ses belles cascades très hautes et ses plantations de café.
Café ramené par qui, je vous laisse deviner !
Les Français encore une fois.
Et ça marche bien tout comme au Vietnam voisin, les plantes de Robusta produisent aujourd’hui près de 15 000 tonnes de ces graines prisées de par le monde entier.

Le matin de mon départ de Saravane, je sais qu’il va falloir monter sur le plateau jusqu’à 1200m, pas grand chose.
Seulement mon vélo, lui, ne s’est pas préparé psychologiquement, il faudrait que j’apprenne l’hypnose pour vélo couché en acier…
Et son âge avancé malgré des réparations et des attentions particulières: “J’ai un cadeau pour toi: une bouteille d’huile haute qualité !” ou alors une ptite toilette par ci par là…
Tout ça ne change rien, il a décidé que c’était trop pour aujourd’hui ! La chaine ne fait que sauter depuis quelques semaines déjà malgré nettoyages réguliers. Et c’est le drame le dérailleur rentre dans les rayons, la patte du cadre se tord ! Je ne peux plus faire un mètre avec mon vélo. A moins de mettre la chaine sur un pignon mais en montagne ça risque d’être dur car par possible de changer la vitesse…

Donc pas de visite de plantation de café, pas de cascades d’eau… Mais de nouveau “hitch-bike” ou “vélo-stop” à bord d’une camionette qui va à Pakse, la grosse ville du coin. Les gens avec qui j’ai partagé le transport sont adorables.
Arrivé là-bas, je me rends vite à l’évidence que je ne trouverais pas de pièce de rechange, sur les conseils d’un VTTiste, je vais devoir aller en Thailande à 130km de là.

Il me reste 4 jours sur mon visa, je décide d’aller profiter des 4000 iles, “Si Phan Don” en Lao, à 3h de bus de là. Mes affaires restent chez Daphne une Allemende de 19 ans prof d’Anglais depuis un an ici. Endroit des plus tranquilles, beau et où l’activité la plus répandue est la sieste-hamac. Je me plie alors aux coutumes locales sur le balcon de mon bungalow à 2€ la nuit :) Tour de l’île sur un vélo loué, parcours de l’ancienne voie de chemin de fer constuite par… Les Français, évidemment ! Sieste, lecture et smothie à la banane… A mon retour chez Daphne, je tombe sur Florian que j’avais quitté un jour après Luang Prabang !

J’écris de Thailande, Ubon Ratchathani, où Fernder et Noon m’accueillent dans leur famille. Le vélo est réparé: dérailleur, plateaux, pignons, chaine et même les tubes de protection de la chaine ! Un nouveau moteur ! Merci beacoup à Yudee cycles qui m’a réparé le vélo et laissé son atelier pour bricoler dessus !

En route pour de nouvelles aventures !

Comments (3)

Hello !
Un moment que je suis pas passé te lire ici. Je vois que le hasard a remodelé l’aventure : tant mieux, tant pis ? A toi d’écrire la suite et d’en décider ! Bonne continuation en tout cas – Fred

Hello !

Carrément que quand c’est pas intéressant le stop à vélo ça vaut le coup ! On est la pour profiter, pas pour prouver je ne sais pas quoi ;)

L’avantage du voyage au long court, c’est aussi le luxe de prendre son temps pour éviter les coups de blues. Je crois même que c’est le secret.

Merci de ces beaux récits qui font rêver, même quand on est déjà en voyage… !

ehe :) Cool de voir que tu comprends bien :)
Alors le Lama ça done quoi tu auras le temps ou tu sautes déjà dans un bateau direction le Grand Pacifique ?

Allez voir son voyage à Astrid, elle en fait un paquet de trucs cools: traversée de l’Atlantique en bateau, vélo en Amérique du Sud…

C’est ici: http://www.le33tour.fr

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