Boukhara, où s’arrête le temps.

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Posted by Giom | Posted in Asie Centrale, Ouzbékistan, Sur la route | Posted on 29-11-2012

Après 9h de traversée du désert de Kyzyl Kum depuis Khiva en voiture par des routes tantôt bonne tantôt relevant plus de la piste, nous voici dans la religieuse Boukhara.

Après 9h de traversée du désert de Kyzyl Kum depuis Khiva en voiture par des routes tantôt bonne tantôt relevant plus de la piste, nous voici dans la religieuse Boukhara.Cette ville est connue comme un pilier de l’Islam tant son importance fut grande dans le monde islamique sous l’empire Samanide aux IXème et Xème siècle. Synonyme de culture, arts et traditions persannes, cette ville était la capitale de l’Emirat de Boukhara englobant tout le Tadjikistan, le sud du Kazakhstan, l’est du Turkménistan, la vallée de Fergana ! Tous ici parlent Tadjik, comprendre – à peu de choses près – Persan.
Le récent travail de restauration des soviétiques (1970 – 1980) nous donne la chance de découvrir une cité figée dans le temps. Ses multiples medressas, mosquées et monuments semblent avoir arrêté le temps de s’égrener.
La conquête de la ville au VIIIème siècle par les Arabes  la transforma peu à peu en un des centres religieux d’influence de l’Islam. Dû au nombre de personnalités religieuses enterrées ici, on disait de Boukhara qu’elle était l’unique ville d’où les rayons du soleil montaient au ciel. Une des religions antérieure, le Zoroastrisme, fut peu à peu effacée, substituant les temples dédiés au culte du feu par des mosquées. Cependant certains des rites zoroastres perdurent encore aujourd’hui. (Voir l’article “Mariage à Samarcande”)
Nous nous laissons mener par le hasard des rues du quartier juif, le plus vieux de la ville, visitant quelques medressas convertie en musée et laissons notre imagination courir pour y voir des étudiants travaillant dans leurs alcôves, l’activité autour de la forteresse médiévale, le bruit des marchés. Les rayons du soleil convertissent la ville en un jeu de lumière permanent. Les mosaïques semblent exhiber leurs couleurs se vantant d’en avoir vu beaucoup plus que nous… Si elles pouvaient parler…
Les hommes portent le Tchapan, longue veste en coton matelassée cousue à la main, élégante et chaude pour l’hiver.
Une des medressa est transformée en atelier de création.Farrukh, peintre de miniature calme et patient nous expose ses peintures d’un style née il y a des siècles… Nous ne pouvons pas résister à leur beauté et après quelques thé et négociations, nous voici avec des miniatures dans le sac.

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