L’Arménie, pays du Caucase

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Posted by Giom | Posted in Arménie, Caucase, Sur la route | Posted on 26-10-2012

Nous passons la frontière vers un nouveau pays, nouvel alphabet. “Arménie” se dit “Hayastan” en Arménien.

A peine passé la frontière, nous voici dans un paysage complètement autre ! Passé la montagne qui retient l’humidité de la mer Noire, nous voici dans un paysage quasi-aride, montagneux et dur. Ce qui est en parfait contraste avec les habitants du pays qui, eux, sont aimables, respectueux et travailleurs.

Nous traversons un “tunnel d’arbres”. La route entourée d’arbres en habit d’automne forme un spectacle poétique ! Du jaune miel, orange chaleureux, marron cramé, le “tunnel” est beau et on ne s’en lasse pas ! Pour compléter le tableau, les steppes à perte de de vue viennent se cogner contre les montagnes nous entourant.

Notre premier arrêt sera Gyumri, où j’ai un contact rencontré à Bucuresti sur le chemin. Gagik, un jeune homme plein d’énergie et d’idées ! Il nous accueille dans son asso locale YIC (Youth Initiative Centre). C’est une asso très active sur le plan local et aide aux jeunes. Ils proposent des cours de langues, implémentent des projets entre la Turquie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan. De nombreux bénévoles gravitent autour de cette asso: près de 200 en tout !
La ville a subi un tremblement de terre qui a décimé la moitié de la population en 1989, les gens en parlent encore comme si c’était hier, même les jeunes nés après.
Le problème est que la ville était très industrielle pendant le socialisme, et les usines n’ont jamais été reconstruites, laissant les survivants sans travail, et cela se ressent encore.
Dans cette ville et grâce à Gagik, nous avons la chance de nous retrouver dans l’appartement des bénévoles SVE qui viennent de finir leur volontariat. Ce qui nous ait du bien ! L’eau est courante mais disponible uniquement de 7h à 9h et 18h à 21h. D’où les dizaines de bouteilles d’eau au sol.

Gagik, grâce à ses contacts, nous permet d’entrer présenter notre projet dans un centre d’accueil pour enfants défavorisés. Nous avons devant nous une vingtaine d’enfants survoltés qui nous posent toute sorte de questions ! Nous leur répondons grâce à l’aide de nos traducteurs improvisés. Et finissons par leur demander de nous dessiner leurs rêves ! Ce qu’ils ont fait dans un silence de marché, un dimanche matin.

Nous continuons notre route vers sud de l’Arménie en direction de l’Iran. Comme nous sommes un peu juste en temps, nous ne passerons pas par Erevan, la capitale, ce qui nous arrange bien ! Et nous en profitons donc pour découvrir les montagnes ! Celle qui m’intéresse le plus, c’est bien sûr le mont Ararat qui est à quelques Km de là, mais en Turquie depuis 1915. Nous la voyons, du moins la base, le sommet étant encore endormi, la tête dans les nuages. A plus de 5 000 m d’altitude, le sommet enneigé nese dénude pas si facilement. Nous prions pour avoir l’honneur de le voir !

En attendant nous voici à l’assaut d’un col à 2344m. Tranquilement. Voici une recette qui pourrait servir à décrire la montée d’un col:
- petit-déjeuner comme 3 (ou 4) personnes,
- se charger de motivation et d’énergie positive
- boire avant d’avoir soif et régulièrement
- si besoin s’arrêter 5 minutes (en profiter pour admirer le paysage en arrière et avaler une tablette de chocolat entière, quelques fruits secs)
- prendre son temps
- être patient et persévérant

La sensation à l’arrivée “en haut” est un beau cadeau à soi-même. Je me sens heureux d’avoir franchi cette étape. Après quelques litres d’eau, une contemplation du paysage et le temps qu’il faut pour se sentir bien, nous voici reparti, en descente cette fois ci ! On se couvre bien pour ne pas attraper froid, et nous voici prêts à descendre les Km montés en un instant.

L’Arménie jouit de paysages incroyables, de zones quasi-désertiques et de montagnes qui pimentent le voyage à vélo ! Toute la journée sur le vélo, parfois nous pouvons profiter du silence: pas même un oiseau ou le vent, le silence à l’état pur… Mais quelque peu gâché par le bruit de la chaine de vélo.

Nous découvrons peu à peu les gens du pays, personnes contentes de nous voir et nous chargeant de 5kg de fruits: raisins, tomates, pêches, pommes. Parfois nous invitant à dormir chez eux, appelant toute la famille à venir voir les 2 phénomènes, nous traitant comme membre à part entière de leur famille.

Que demander de plus qu’un accueil humain et bienveillant après un bel effort ?

 

 

APPARTE:

OK, nous sommes peut être désespérément optimistes car ne parlons que du beau, du bon, du magnifique que nous avons vu dans nos journées à vélo…
Pas faux. Mais si ! Il y a des choses qui nous énervent, nous font jurer et nous mettent hors de nous.

Quoi donc ? Eh bien en tant que voyageurs à vélo et non cyclistes en voyage; la première chose qui me vient à l’esprit sont les conducteurs de quelque véhicule motorisé que ce soit !
Pourquoi diable vous obligez vous à nous klaxonner à la gueule ?
Non mais c’est vrai ! Ton moteur il nous prévient suffisamment tôt que tu es là, pas besoin de te faire remarquer, on t’a vu ET entendu !
Nul besoin de nous défoncer le tympan gauche pour crier ton bonheur de voir un engin non polluant à 2 roues !
Fais comme nous et tu verras le monde est tellement plus calme !
Ok ça c’est dit.

Maintenant, les sacs plastiques.
Pourquoi mettre une boite de conserve dans un sac plastique pour faire 20m jusqu’à ton véhicule pour le jeter après une utilisation de 20 secondes ?

Et aussi, pourquoi ces chiens à qui on a rien fait de mal nous poursuivent en nous montrant leurs crocs à 10cm de nos mollets tous frais ?

Comments (6)

Je pose le commentaire ici, symbolique oblige. ;)

Bref, je vois que vous avancez et je trouve ça tellement chouette. (Je te l’avais déjà dit, mais je réitère.)

Salut Mélanie !
Oui on adoré l’Arménie et on l’a traversé trop vite car un calendrier à tenir pour rejoindre mes parents en Ouzbékistan !
Le pays est beau, les gens accueilants et sincères.
Reste qu’ils n’ont pas de bol avec l’économie, l’histoire et les tremblements de terre…

Super les gars, vous me faites rêver, continuez,
J’aimerais tant être a vos cotés. j’ai repris le boulot et la routine. Je suis avec vous par la pensée.
Sportivement

Yannick (on s’était rencontré fin juillet en Roumanie, près d’Alunu), j’avais fait France Roumanie au mois de juillet.

Salut Yannick !

Bien sûr je me souviens de toi !
Merci pour le soutien moral !
On fait de notre mieux et on pense aussi à ceux qui aimerait voyager :)

Salud deoc’h ho taou, paotred kalonek!
Bonsoir Giom et Félix!

Je vous suis depuis juillet, avec les élèves bilingues de ma classe, et nous admirons ce que vous entreprenez. C’est fantastique de pouvoir découvrir tant de choses, et de gens, et de le faire partager en prime.
Bon courage à vous, en vous souhaitant de belles surprises encore…
Kalon deoc’h, plijadur a-leiz, ha kenavo!
Mathilde.

Salud deoc’h deus bro Iran !

Emaomp er ger ur mignon aman evit mont war an internet.
Plijus eo ivez evidomp !

J’espère que ça plait aux élèves !
ça serait possible de voir ce que vous faites et pourquoi pas d’avoir une photo de la classe ?

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