Le monastère de Dmanisi Sioni

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Posted by Giom | Posted in Caucase, Géorgie, Sur la route | Posted on 26-10-2012

Nous sommes le 30 Septembre et la météo commence doucement à se radoucir. Révéil au petit-matin, l’air est frais, il fait encore nuit quand nous commençons à pédaler.
Devant nous, nous attend la dernière étape l’ultime étape de Géorgie.

 

 

Aujourd’hui nous pédalons tranquilement sur des routes quasi désertes, profitant par moment des arbres offrant leur ombre. Nous suivons une rivière dans un canyon sur plusieurs Kilomètres, le dénivelé est doux et nous permet de bien avancer. Le seul bruit qui vient nous chatouiller les oreilles est l’eau de la rivière à la recherche de sa mer…

La fin de la journée approche et comme d’habitude nous étudions toutes les possibilités pour dormir: chez l’habitant, un endroit au sec, un bâtiment abandonné…
Au loin apparait, en surplomb de la montagne, un monastère. L’ancienne église nous observe du haut de ses années. Elle date du 6ème siècle. Nous sommes à Dmanisi Sioni. Le site est tellement beau que nous ne pouvons laisser passer la chance d’y dormir ! D’ici la vue sur la vallée est tout simplement Belle, après cette journée bien remplie en Km, nous savourons la beauté du lieu.

Alors que nous avons laissé les vélos à l’entrée du site, nous nous approchons de l’église. Des gens sont à l’intérieur, nous les entendons chanter, prier. Attendons qu’ils sortent ! C’est alors qu’arrive un gars de notre âge. Il nous explique que nous sommes dans un monastère, il est ici pour travailler à l’entretien du site avec 3 autres personnes.

Alors que nous sommes encore en pleine recherche d’un endroit où dormir, ils nous offrent plus que rêvé !
Ils nous acceptent pour la nuit, nous laissent une chambre vide, nous laissent prendre une douche chaude plus qu’appréciée et nous invitent à partager leur repas de poulet mariné grillé au barbecue ! Le temps semble ralentir par ici. Nous savourons cette soirée avec eux malgré la fatigue de la journée à vélo. Discussion joyeuse, ils sont heureux et honorés de nous accueillir comme nous sommes plus que content d’être dans un tel lieu au chaud au calme et au sec ! Ils essayent les vélos et rient à gorges déployées lorsque l’un d’entre eux a failli tomber !
Bref, une belle soirée dans un lieu original avec des gens ayant un sens de l’accueil naturel et d’une humanité qui fait plaisir !
Le lendemain matin, nous nous levons avec eux, ils commencent à travailler aux premiers rayons du soleil comme nous depuis quelques temps.

Le dernier village de Géorgie a comme un air d’oubli. Presque personne, pas une voiture sur 20 Km, un seul magasin sur la route où nous dépensons nos derniers sous en provisions pour la route dont un “collier” de prunes séchées fait par la dame qui tient l’échoppe.
Le peu de gens que l’on voit travailler dans les champs marquent une pause pour observer ces 2 vélos bizarres qui ont l’air perdus. Nous arrivons même à nous demander si nous sommes sur la bonne route ! Mais après 5 ultimes Km sur une route elle aussi oubliée par la voirie, nous arrivons au poste frontière. En 5 min nous passons en Arménie. Visa électronique fait quelques jours en avance et imprimé, nous voilà prêts pour 21 jours max dans le pays.

Comments (2)

Demat Giom ha Felix,

Just d’ur mare m’edon o soñjal skrivañ deoc’h ur gerig bennak e kavan ho kemennadenn !!
Dreist !!
E vakañsoù emaomp-ni…
Plijus evel just (met ar skol ivez ‘zo plijus) !
Kendalc’hit mat gant ho hent.
Souezhus eo penaos e tremen buan an amzer ha penaos ez a ho raktres ken buan all gant e hent !
An deiz all e oan o sellet ouzh an hent ho peus graet dija ha ouzh ar pezh a chom d’ober hag e soñjen : “Mat, touellus eo red an amzer, memestra”…
Ar satimant ‘m eus ez hoc’h aet kuit nevez ‘zo ! Ha koulskoude…
Kalon deoc’h, paotred !
Laouen-tre on e tremnfe mat pep tra evidoc’h !
Ken ar c’hentañ

Joelle

Salud d’an holl e Diwan !

N’eo ket aes evidon evit skriv e Brezhoneg !
Met plijus tre eo lenn da kannadoù !
Emaomp e Iran un deizh hag goude mont a reomp e Turkmenistan ha Ouzbekistan gant va tud ha va c’hoar !

Kenavo, ken ta tro !

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