Nos débuts au Cambodge

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Posted by Giom | Posted in Asie du Sud-Est, Cambodge, Sur la route | Posted on 16-07-2013

Suivez le petit jeune sur son scooter, là !” Nous dit en Anglais un policier de la frontière Cambodgien. Le jeune nous emmène à pas loin de 2 Km de là dans des chemins au bord du Mekong et finalement nous laisse devant un bâtiment officiel surgi de nulle part.

De là il nous laisse avec les policiers qui nous envoient vers quelqu’un d’autre, puis finalement un autre gars en “civil” short et tee-shirt nous dit de le suivre. Nous le suivons donc, écartons 2, 3 poules du chemin, entrons dans son salon et là il nous sort les visas comme s’il allait nous vendre des tickets de concert ! “Quel jour on est ?” Il y écrit la date à la main, notre numéro de passeport, colle le visa à l’intérieur: “Bienvenue au Cambodge !”

La façon dont le visa est arrivé sur notre passeport nous a fait bien rire et nous sentons que les choses vont changer. A peine quelques kilomètres après la frontière nous continuons sur le chemin de terre au loin des voitures. Nous y voyons les maisons traditionnelle sur pilotis. Nous avons parcouru pas loin de 100 Km depuis Long Xuyen, la ville Vietnamienne où nous avions dormi. Il n’est que 15h mais nous nous sommes réveillés à 4h et les Km dans les pattes conjugués à la chaleur humide, tout ça nous dit qu’on devrait chercher un endroit où dormir, déjà. Nous sommes à 100m du Mekong et notre cerveau nous suggère de prendre un bain pour nous relaxer et nous laver de la sueur du jour. Nous nous disons: “Une baignade c’est comme un douche, non ?”

Tout juste arrêtés que les enfants du village nous emmènent à une maison. Tout parait coller à ce que l’on puisse dormir sous les pilotis de la maison, à l’abri de la pluie. Mais après une bonne heure, finalement c’est non. Déconcertés, nous voici donc à la recherche d’un endroit sans personne où l’on puisse dormir. Pas ou très peu de place où planter la tente, sans compter les fourmis et autres bestioles au sol… Finalement nous trouvons une sorte de cabane au bord de la rivière avec une plateforme surélevée en guise de lit. Parfait !

Alors que nous mangeons une soupe rapide, un policier arrive pour une visite de courtoisie, alerté par les gamins qui ont vu qu’on s’est installé ici. Il nous recommande d’aller ailleurs car il y aurait des “gangsters” par ici… Nous sommes très bien ici et faisons les idiots en faisant mine de ne rien comprendre. Il parle 2 mots d’Anglais. Mais en 30 minutes, ce sont 5 autres policiers qui débarquent accompagnés des enfants curieux et adultes des alentours, au bas mot une trentaine de personne nous entoure ! Au moins parmi eux il y a un policier qui baragouine plus Anglais. Il nous dit d’aller dormir dans une pagode, mais on est très bien ici ! Puis finalement ça devient tellement insistant et énervant d’être là au bord de l’eau à ne pas pouvoir être tranquille qu’on les suit, il finissent par nous emmener au poste de police pour passer la nuit ! Quelle charmante bienvenue… Je rage. Bon, ceci dit on aura une douche pour la peine, mais pas de baignade dans le Mékong, GRRRRR !

Le lendemain matin, à fond les ballons en direction de Phnom Penh, la Capitale. Nous pourrions y arriver l’après-midi mais décidons de nous arrêter une trentaine de Km avant pour y arriver le lendemain matin à l’aurore.

En chemin nous sommes tombés sur Ting, un jeune cycliste Chinois perdu par ici. Il profite de ses dernières vacances d’étudiant pour parcourir l’Asie du Sud Est. Tous ensemble nous allons essayer la solution “Pagode” car peu de place pour camper, et si c’est pour encore finir au poste de police, non merci !

Nous en trouvons une (il y en a tous les 5 Km minimum !), au bord de l’eau, ah ah ah ! Et un des moines qui parle Anglais nous dit qu’il n’y a pas de problème, génial ! Nous en profitons alors pour réaliser notre rêve de la veille: nous baigner dans le Mékong ! Quel délice après une journée à transpirer que de nager !

Les bonzes de la pagode sont très intrigués par nos vélos bizarres (comme tout le monde finalement) et on rigole bien avec eux en parlant par des mimes. Leurs tuniques oranges, sourires quasi permanent et crânes rasés peuplent le lieu d’une ambiance bien chaleureuse. En général d’ailleurs, du peu qu’on aie vu, les Cambodgiens sont hyper souriants ! A notre passage nous avons droit à des “Hello” lancés de loin parfois ou du Bonjour local “Sous reï”.

Le vendredi matin, nous entrons donc dans le trafic de la capitale, faisons la demande de visa Thailandais (visa de 2 mois) puis nous rendons vers “Small Wold http://smallworldcambodia.com/

Cette asso aide les jeunes Cambodgiens qui ont des idées ou des rêves à les réaliser: entreprises, projets persos… ça tombe plutôt bien, on est dans le même état d’esprit ! Ils nous hébergent sur la terasse de la grande maison qui est le siège de l’asso.
L’asso est donc là pour aider, conseiller, orienter les jeunes dans la réalisation de leurs projets. Par exemple ils ont mis en place des visites touristiques à vélo de la ville, un petit restau ouvert le midi, des discussions inspirées des fameux Ted Talks Etats-Uniens, etc. Et en ce moment il y a 6 stagiaires venus renforcer l’équipe au développement de certains futurs projets.

Nous sommes en attente de notre visa ici jusqu’au 18 Juillet. Entre temps, comme d’habitude: écriture, réparations vélo, lecture, exploration de la ville… Et nous pensons déjà au retour via la Russie car le visa peut être très long à obtenir, donc il faut déjà anticiper là dessus !

Nous travaillons beaucoup ! Ne croyez pas que – parce que nous sommes entourés de cocotiers et autre fruits exotiques – nous n’en foutons pas une ! Non, non on bosse :)

Allez, faut pas qu’on traîne, le compte à rebours pour le visa Cambodgien, lui a déjà commencé ! 30, 29, 28…

Comments (1)

Bonjour Guillaume,
Bravo et merci pour tous ces moments de lecture que tu nous fais partager. C’est comme un feuilleton dont on attend avec impatience le prochain épisode et illustré en plus par de très belles photos.
Cela m’a beaucoup épatée que tu aies pu humer l’air de la mer à 100 km au Vietnam. Quel nez ! Les senteurs océaniques devaient vraiment te manquer.
Je vous souhaite un retour aussi riche de rencontres que l’aller et prenez votre temps !
Des amis à toi : Sylvie et Julien ? vont passer chez Georg ces jours-ci.
Bonne continuation
Anne Marie (Traon Liorz)

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