Turkménistan, au pas de course !

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Posted by Giom | Posted in Asie Centrale, Iran, Orient, Sur la route, Turkménistan | Posted on 16-11-2012

Comme notre visa de transit de 5 jours a été encore raccourci à 3 jours, pour être clairs, nous n’avons pas eu le temps de nous faire une opinion sur le pays ni sur les gens !

Et c’est bien ce que l’on ressent: que la politique du pays est d’en laisser voir le moins possible, malgré qu’il n’y ait pas grand chose à voir étant donné que les 3/4 du pays est un désert énorme, le désert de Garagum que nous avons traversé en partie.

Mais avant d’aller plus loin, racontons un peu le passage à la frontière !

Arrivée à Sarakhs, la ville frontière Iranienne, la veille, nous avons pu repérer les lieux et même nous faire héberger à la croix rouge locale, ou plus exactement le croissant rouge ! Car ici nous sommes en territoire majoritairement musulman, la croix est donc remplacée par un croissant !
On rencontre un jeune en service militaire qui compte les jours qui lui restent: 200 aujourd’hui ! Il nous aide à trouver un cycliste afin de remplacer mon dérailleur qui a littéralement explosé en plein milieu de nulle part à 65km avant Sarakhs ! Bref, il nous aide bien !

Le lendemain matin vers 7h on arrive à la frontière, passage tranquille de l’Iran vers le no man’s land. Puis arrivée chez les Turkmènes. Ou là, tout se ralentit !
Dès qu’on nous demande d’où on vient, Felix a la chance de se faire énumérer tous les joueurs de footbal du Real Madrid ! Un médecin en herbe nous demande si nous sommes malades dans son bureau de 3m² avec des affiches datant du communisme. Puis passage minutieux de chaque sacoche de vélo au rayon X, remplissage à la main en 2 exemplaires d’une fiche attestant que l’on n’a pas de drogues (y compris codéine !?), et énumérant les objets électroniques de valeurs. Encore une taxe de 12$ par personne, et 3h après nous voilà libres !

On arrive à Serakhs côté Turkmène ! De là on pensait trouver un camion ou un taxi minibus, mais impossible, ou si, possible, pour la maudite somme de 50$ par personne chacun dans une voiture et le vélo dans le coffre ! Autan dire que la roue avant passe mais que tout le reste serait dehors, pas question.

On mange en vitesse une boite de thon avec du pain, quelques fruits et c’est parti à vélo ! On a 160km pour 2 jours, il est 14h, dans 3h il fait nuit, c’est très tendu…

A 5km de là, mon garde boue arrière casse, 5 min pour le tirer entièrement, puis c’est ma chaine qui casse net à peine 10 min plus tard… 20 min d’arrêt. Puis mon frein fait un bruit peu avenant. Arrêt. J’en ai marre ! Je balance mon vélo par terre pour voir d’où ça peut venir. C’est vraiment pas le jour pour jouer au mécano. Si on sors trop tard, on risque 600$ d’amende chacun…
Et là un camion benne rempli de gravier passe, s’arrête et nous propose de nous avancer de 50km ! Notre sauveur ! Nous n’aurions jamais dit oui à ce genre de camion car les vélos ne vont pas aimer, mais là c’est un cas d’urgence ! Alors on monte ! Et on a bien fait, car la route est littéralement défoncée, le camion passe même parfois dans le sable tellement la route principale est trouée. Il nous dépose 3h après en pleine nuit devant un restau-boui-boui avec une yourte. On mangera et dormira dedans !

Puis on continue jusqu’à Mary d’où on prendra le train.
Le premier train à 18h nous passe devant: on demande où se trouve le compartiment des bagages que l’on nous a promis: “niet bagaj” … Aïe… On doit attendre 6h, le prochain train… Les personnes qui parlent avec nous se voient réprimander très sèchement avec la police omniprésente. Interdit de parleraux étrangers ! Et nous voilà à attendre dans une ambiance de fou ! Des jeunes partent en service militaire et les mamans, amies, amis, viennent leur dire aurevoir avant de les revoir plusieurs mois plus tard !

Le train de minuit 20 partira avec nous et nos vélos !
Arrivés à Turkménabat, il fait -2°C ! Nous venons de subir une descente de 30°C en 3 jours ! Equipés de la totale “hiver” nous voici partis vers l’Ouzbékistan…

La frontière est tellement hermétique que ce n’est qu’une fois arrivés au Turkménistan que l’on voit les premiers yeux bridés ! La population est mixte, bridés ou non, les hommes et femmes avec leur sorte de grandes robes de chambre en velour bleu profond ou vert sombre, nous arrivons en Asie Centrale !

Comments (2)

Hello vous deux !
J’avais envie de vous posez la question : “Et la mécanique, ça tient bon ?”
Je ne l’avais pas fait pour pas vous porter la poisse… mais je vois que le sort s’en est chargé à ma place :(
J’avais croisé un couple qui avait fait un long périple en Afrique à vélo. Ils avaient eu tout un tas de mésaventures mécaniques, de la crevaison à la casse de cadre. Ils ont adapté, transformé en monocycle à remorque, et pour finir, échangé leurs vélos contre une barque. Bref, on triomphe toujours des embûches !
Bon courage pour la suite !

Oui oui, c’est pas la première fois qu’on a des emmerdes mécaniques.
Mais là c’était plus embêtant ! et dans un moment où on ne pouvait pas rester trainer !

Pour la barque on n’en est pas encore arrivés là :)

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